Notre histoire

Les années 1969 à 1989 : un regroupement en évolution
Les années 1990-2000 : faire grandir la solidarité internationale
Les années 2000 : la passion de la solidarité

Les années 1969 à 1989 : Un regroupement en évolution

1969-1972 : La naissance de Carrefour Tiers-Monde.
Une fondation des plus informelles.
C’est en 1969, que débutent les activités de CTM. Les débuts de Carrefour peuvent être associés, en fait, à ceux du CASO (Centre d’animation pour le service outre-mer) qui vise à former des universitaires à la coopération internationale. Au CASO s’ajoute le CECI (Centre d’études et de coopération internationale), Carrefour-Afrique, les Clubs du superflu, Développement et Paix, Opération Haute-Volta et Rallye Tiers-Monde. Ce sont les sept groupes fondateurs de Carrefour Tiers-Monde. L’organisme prend forme par le bénévolat. Il est alors dirigé par les conseils d’administration des groupes membres, qui délèguent chacun un représentant. La volonté première de CTM de constituer un groupe neutre, essentiellement destiné à donner des services matériels à ses membres se transforme au cours des années. On y intègre en 1970, 1971 et 1972, l’idée d’éducation du public. Avril 1972 consacre son véritable démarrage. CTM est alors considéré comme un véritable regroupement.


1973-1977 : La politisation de Carrefour.
Il devient un groupe de coordination pour ses membres.
Les événements marquant l’actualité internationale, incitent Carrefour à se diriger vers une plus grande politisation. La crise du pétrole, l’émergence du monde arabe, le coup d’état au Chili qui génère l’arrivée de réfugiés chiliens à Québec, l’apartheid en Afrique du Sud, la loi des mesures de guerre en octobre 70 au Québec, l’accession à l’indépendance de l’Angola, en 1975 sont autant d’occasions pour s’impliquer publiquement. Le dossier de l’Angola, sera le premier où CTM prendra position publiquement.

En 1975, l’assemblée générale décide de procéder à l’embauche d’un secrétaire général en septembre à qui elle confie deux mandats bien précis : rassembler les membres autour d’une pensée commune, celle du Nouvel ordre économique international (NOEI) et contribuer à la mise sur pied d’un regroupement provincial.

En 1976, Carrefour participe à la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) de Nairobi, au Kenya, portant sur le NOEI.

Dans le milieu, Carrefour s’impose par la richesse de sa réflexion. « Le requin et la sardine », un document produit par Carrefour et écrit par un militant fort actif, Renaud Bernardin, connaît un vif succès.

Au même moment (à partir de 1975), un mouvement s’amorce dans le but de créer un regroupement provincial. Des approches sont faites auprès de Carrefour, lui-même organisme régional déjà bien structuré. L’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) voit le jour en 1976. La charte même de l’AQOCI reflète la philosophie de Carrefour, qui contribue grandement à son élaboration.


1977-1978 : Un tournant majeur
Ces années sont marquées par un changement radical dans les orientations de l’organisme. Carrefour affirme oeuvrer dorénavant « à la solidarité des peuples ». En 1979, Carrefour emménage dans de nouveaux locaux, dans l’édifice de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). C’est un peu là l’aboutissement des bouleversements qui ont précédé, une manière d’affirmer avec qui et près de qui Carrefour veut travailler : les syndicats, les groupes populaires, les associations ethniques… Carrefour Tiers-Monde travaille au cœur de la région de Québec.

L’action de CTM s’ouvre avec le temps vers les médias d’information et vers les groupes dits nationaux, incluant bien sûr l’AQOCI, au conseil d’administration de laquelle Carrefour siège pendant longtemps. On parle aussi de Solidarité-Canada-Sahel, de Partenariat Afrique-Canada, d’AfriQuébec, etc. En fait, l’organisme est constamment sollicité par d’autres groupes, dans lesquels il investit d’ailleurs beaucoup.


1984-1986 : des comités se forment : l’Amérique latine et l’Afrique.
En 1984, naît le Comité de solidarité avec l’Amérique centrale. La campagne « Outils de paix pour le Nicaragua », menée en collaboration avec d’autres groupes, devient l’une des actions importantes de ce Comité.

En 1986, suite à la famine africaine de 84-85, on assiste à la naissance de « Partenariat Afrique-Canada » (PAC) Coalition d’une centaine d’organisations non gouvernementales (ONG) oeuvrant en Afrique ou à des programmes de sensibilisation du public sur l’Afrique. Carrefour accueille dans ses locaux la coordination provinciale d’AfriQuébec, un regroupement de six organismes d’éducation à la solidarité internationale qui essaient d’unifier leur action et leur discours en se donnant un plan d’action commun.


1989
Appuyé par ses organismes membres et d’autres ONG de la région, Carrefour Tiers-Monde initie la  Journée de solidarité Nord-Sud. Cet événement annuel est destiné à faire connaître les organismes de solidarité de la région de Québec ainsi que leur travail en solidarité internationale. En fait, la tenue de cette Journée sera à la base des Journées québécoises de la solidarité internationale chapeautées par l’AQOCI dont les premières auront lieu en 1997.


En résumé
On constate, à la fin de cette période, que Carrefour a évolué de façon significative. Il apparaît comme un noyau central, formé d’une cinquantaine de bénévoles actifs, autour desquels gravitent environ 500 sympathisants qui suivent les activités de façon sporadique.

L’action de Carrefour emprunte trois voies principales :

  • L’information
    Depuis deux ou trois ans, Carrefour « joue dans les ligues majeures » à ce niveau. Par exemple, la venue de Carmen Quintana a fait la « une » du Soleil. L’organisme s’appuie aussi sur son centre de documentation auquel s’ajoute la publication mensuelle du  Carrefour information, distribué à quelque 500 exemplaires, calendrier d’information relatant les activités des groupes travaillant en solidarité internationale.
  • Les formations
    De tous les formats et de toutes les formes : sessions de formation, conférences, etc. elles informent le public et l’invitent à poser un regard averti et critique sur l’actualité internationale

La concertation et l’action
Rompant avec ses origines, Carrefour passe désormais à l’« action ». Avec le temps, Carrefour assume un rôle de coordination et de concertation entre les organismes régionaux de solidarité internationale. Il initie les pressions politiques, les prises de position publiques suivant la conjoncture socio-politique internationale. Ces implications font dorénavant partie du quotidien et donnent lieu à des campagnes de sensibilisation à l’échelle provinciale et nationale.


Les campagnes de sensibilisation de cette période.
Elles deviennent une tradition :

  • Campagne sur la militarisation et le boycott des jouets militaires. 1980 à 1983 : un à deux millions de personnes rejointes dès la première année.
  • Campagne sur la faim et la militarisation. 1984-1986 C’est le grand départ de « Pourquoi le Sud nourrit-il le Nord ? », campagne articulée autour de la production de fiches sur l’agro-alimentaire pour une meilleure compréhension des relations Nord-Sud. Dans la seule région de Québec, 30,000 fiches sont distribuées.
  • Campagne de dénonciation de la politique d’apartheid en Afrique du Sud. C’est sans doute la plus forte menée par le regroupement et celle qui a duré le plus longtemps.
  • Campagne sur les droits humains, 1988-89

Les années 1990-2000 : Faire grandir la solidarité internationale

 La conjoncture internationale

Le travail d’éducation à la solidarité internationale de Carrefour ne peut être dissocié des événements et de la conjoncture internationale. La libération de Mandela et l’abolition des lois de l’apartheid en Afrique du Sud, l’avènement d’un gouvernement démocratiquement élu en Haïti, le départ de Pinochet au Chili, tout autant que le génocide au Rwanda, le renforcement des politiques d’ajustement structurel de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI), l’entrée en vigueur de l’ALENA, tous ces événements et éléments de conjoncture ont en quelque sorte influencé et « orienté » le travail de Carrefour.


Des années et des événements et marquants

Entre 1992 et 1995
Carrefour donne la priorité aux droits humains et aux droits des enfants plus particulièrement. C’est ainsi que naît le projet « Au Sud comme au Nord… les enfants d’abord !» qui a permis à des centaines d’enseignantes et des milliers de jeunes de découvrir la Convention internationale sur les droits de l’enfant, de se sensibiliser aux réalités vécues par d’autres jeunes du Sud (Brésil, Guatemala, Chili, Pérou, Burundi, Burkina Faso, Rwanda, etc.) et de créer un lien direct de solidarité avec ces jeunes par des échanges de cartes postales. Cette majeure, les droits des enfants, a donné lieu aussi au projet « Alliance des jeunes de la rue par la voix des arts » qui, par le biais du cirque et du théâtre a mis en relation et a redonné espoir et confiance à des jeunes d’ailleurs (Chili) et d’ici (deux maisons de jeunes de Limoilou et de St-Sauveur). Les droits des enfants ont été mis de l’avant comme conditions essentielles au développement des peuples et des nations.

Le choc de 1995
En février 95, le gouvernement fédéral annonce l’abolition du Programme canadien d’appui à l’éducation du public au développement.

Pour Carrefour, c’est la perte de 40% de ses revenus et surtout la perte d’une entrée de fonds récurrente. Alors que d’autres groupes révisent leur mission et se tournent vers la coopération, CTM opte pour le maintien de Carrefour et de sa mission de l’éducation à la solidarité internationale.

Les années 1995 à 2000 ont été beaucoup marquées par l’organisation d’activités de financement (levées de fonds, pièces de théâtre, ventes de Noël, repas gastronomiques, etc.), le développement de partenariats avec des ONG pour la réalisation de projets spécifiques et le maintien de démarches politiques pour réhabiliter les fonds pour l’éducation au développement. Et c’est à cette époque difficile que des membres et militantes de Carrefour ont imaginé, élaboré et travaillé d’arrache-pied à la réalisation du projet de l’Auberge l’Autre Jardin, comme solution alternative et durable au financement de Carrefour.

À partir de 1997, CTM est coordonnateur régional des Journées québécoises de la solidarité internationale, journées organisées par l’AQOCI destinées à faire la promotion de la solidarité internationale à la grandeur de la province. Un an plus tard, Carrefour publie Mondialiser la solidarité, en réponse à la mondialisation néo libérale.


Actions solidaires
Il faut rappeler aussi l’engagement de Carrefour avec des partenaires régionaux, nationaux et internationaux dans la campagne contre les mines antipersonnel et dans la campagne « 50 ans, ça suffit ! » qui visait à remettre en cause les politiques de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

La concertation avec d’autres ONG partenaires a aussi permis à Carrefour de réaliser un travail d’éducation majeur, par le biais d’Afriquébec, visant à proposer une nouvelle vision des peuples africains et une meilleure compréhension des enjeux auxquels ils sont confrontés. C’est également en se concertant avec d’autres ONG que CTM a pu réaliser une sensibilisation importante du public et des jeunes en milieu scolaire à la question de la désertification.


Mais encore...
Carrefour, souvent en collaboration avec d’autres partenaires régionaux et nationaux, a rendu possible la visite à Québec de personnages importants. Pour n’en nommer que quelques-uns : Jean-Bertrand Aristide en 91 (nouvellement élu président en Haïti et perçu, à ce moment-là par plusieurs, comme un espoir démocratique pour son peuple), Rigoberta Menchu en 92, prix Nobel de la paix et figure emblématique de la lutte des peuples autochtones en Amérique latine, et Aleïda Guevara (fille du Che) en 97. Mais en plus de ces « grandes visites », Carrefour a été l’hôte et le « haut-parleur » à plusieurs reprises de multiples représentantes d’organisations du Sud, des témoins de première ligne et des acteures engagées dans le développement, la paix et la démocratisation de leur pays. Comme par exemple les représentantes du Regroupement des familles de détenus-disparus au Chili qui, à deux reprises sont venues partager leurs luttes pour la justice et contre l’impunité. À l’occasion des 8 mars, Journée internationale des femmes, plusieurs femmes du Sud sont venues à la rencontre de femmes d’ici. Pour n'en nommer que quelques-unes  Carmen Lora et Patricia Amat y Leon (Pérou), Ali Kabirigi (Région des Grands Lacs africains), Michelle Pierre-Louis et Magalie Marcellin (Haïti), ainsi que Constance et Immaculée, de l’Association des femmes du Rwanda, toutes ces femmes ont contribué à la dimension internationale de cette journée. « Comme au Kosovo ou au Rwanda, ce sont les femmes qui tiennent tout sur leurs épaules, qui doivent rebâtir les sociétés. (…) On les oublie trop facilement après les conflits »

Extrait d’une entrevue avec Céline Galipeau, correspondante pour Radio-Canada, publiée dans Le Devoir du 7 juin 2004

Les années 2000 : La passion de la solidarité

Au cours des années 2000, cette passion est cruciale pour le développement de Carrefour. La situation financière de Carrefour reste en effet précaire.

Pour tenter de pallier à ce problème, des pionniers, membres du C. A, mettent sur pied le projet de l’Auberge L’Autre Jardin. Ce rêve bénéficie incidemment d’une conjoncture où l’économie sociale est à l’honneur. Carrefour devient l’auteur d’une création hybride, réunissant organisation sans but lucratif et économie sociale, unique au monde. Seul projet à se situer dans le domaine de l’industrie hôtelière, L’Autre Jardin voit le jour le 15 juin 2000.


Des projets d’éducation sur trois thèmes.

• La paix
En cette année de Marche mondiale des femmes (2000), Carrefour assume la conception et la production de la brochure La paix au féminin, dix chroniques écrites sur le thème de la paix. Avec le concours du CECI, Ariane Émond, qui en est coauteur, s’envole vers la région des Grands Lacs africains à la rencontre de sa vis-à-vis Nathalie Gisabo Gahunga et constate le travail des femmes africaines, suite au génocide de 1994. De retour au Québec, l’aventure africaine d’Ariane Émond fait l’objet d’entrevues, de reportages et de conférences, à Radio-Canada, TéléQuébec, dans la Gazette des femmes, mettant l’accent sur les conséquences de la guerre et l’urgence d’une paix durable au Nord et au Sud.

L’actualité internationale fait largement état des événements du 11 septembre. À l’instar d’autres organismes de solidarité, Carrefour choisit d’attirer l’attention du public sur une autre facette de ce sujet. Un colloque Sécurité humaine et enfants touchés par la guerre réunit à Québec en 2002 des intervenants du monde de la santé, de l’éducation et de la justice, notamment la juge Andrée Ruffo de la Chambre de la jeunesse. De plus, la publication de En solidarité avec les enfants touchés par la guerre, fait état des thèmes abordés au colloque en y ajoutant des actions entreprises à ce jour sur la question. À l’information, se joint le geste de mobilisation. Le public est invité à signer une pétition pour la protection des enfants touchés par la guerre. Au total, 8 000 signatures sont recueillies. La pétition est présentée par l’intermédiaire de Christiane Gagnon, députée de Québec, à la Chambre des communes réunie en Parlement. Elle est adoptée le 12 juin 2003. De plus, CTM en collaboration avec la bibliothèque Gabrielle Roy, participe également au projet d’art social « La liane Nord-Sud », commémorant l’adoption par les Nations Unies de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Cette année-là également, le projet Au Sud comme au Nord… les enfants d’abord! se réalise avec comme partenaire du Sud, l’Association des Guides du Rwanda. Il s’enrichit avec la collaboration du CECI, d’un échange Nord-Sud. En effet, une représentante de Carrefour s’envole pour la région des Grands Lacs africains à la rencontre d’écoliers ayant participé au projet, tandis qu’une représentante de l’Association des Guides du Rwanda entreprend la même démarche au Québec.

• Le commerce équitable
Ayant constaté lors de plusieurs ventes ponctuelles (Noël, etc.) l’intérêt de la population pour cette alternative à la mondialisation néolibérale, Carrefour met sur pied en juin 2002.  la boutique ÉquiMonde, boutique de commerce équitable, sise dans l’édifice de l’Auberge L’Autre Jardin. Cette boutique devient un lieu d’éducation à la solidarité internationale, un lieu d’implication sociale et un lieu de vente de produits équitables.

L’ouverture de cette boutique représente pour Carrefour l’occasion par excellence de créer un réseau de bénévoles et de rejoindre les jeunes. Plusieurs formations sont données au public et dans les écoles, rejoignant des milliers de personnes.

L’inauguration d’ÉquiMonde s’accompagne de la publication d’un guide d’initiation : Commerce équitable : le monde entre nos mains! ainsi que d’une campagne de solidarité questionnant les choix d’achats des multinationales. Wal-Mart reçoit alors plus de 500 cartes l’informant du bien fondé d’acheter équitable.

Carrefour participe aussi à des symposiums, conférence internationale, etc. Ainsi, en septembre 2003, à l’Université du Québec en Outaouais, Carrefour prend part à la Conférence internationale « Le Sud… et le Nord dans la mondialisation. Quelles alternatives? Il y donne, de plus, une conférence sur le thème « ONG de développement et solidarité internationale ».

• L’environnement
CTM organise le 17 juin 2000, une impressionnante marche des porteuses d’eau dans les rues de Québec pour attirer l’attention du public sur la désertification. Le 17 juin est proclamé Journée mondiale de lutte contre la désertification par plus de 100 maires (du Québec, de Ouagadougou, Burkina Faso et de Niamey, Niger). Carrefour met de l’avant également à cette période, une campagne d’appui aux accords de Kyoto. 5 000 cartes postales sont remises au Premier ministre du Canada, M. Jean Chrétien, pour l’inciter à signer ces accords.


En continuité
L’implication de CTM et sa présence active dans les luttes de la population de la région assurent le maintien de la concertation avec le milieu régional. Reconnu comme un interlocuteur important, CTM apporte une contribution soutenue à la réflexion au sein de différentes instances communautaire, syndical, etc. La participation et la représentation de Carrefour aux différentes tables de concertation, regroupements, coalitions et autres instances, REPAC 03-12, Caisse d’économie des travailleuses et travailleurs, Comité aviseur du Secrétariat à l’action communautaire autonome, Réseau du Forum social, et sa présence active dans le réseau des organismes de coopération internationale permettent de maintenir la concertation tant à l’échelle régionale que nationale. Carrefour s’implique dans des dossiers importants, tels la Table de concertation des entreprises d’économie sociale et des organismes de commerce équitable du Québec, la Table de concertation sur le Rwanda et le Burundi, le projet de centrale d’achats de commerce équitable, etc. Il participe également à la Rencontre sur la globalisation de la solidarité qui réunit 200 personnes du Nord et du Sud actives dans des initiatives concrètes dans le domaine de l’économie sociale.

Fidèle à sa mission, CTM organise en collaboration avec d’autres partenaires des conférences de personnes ressources du Sud, attirant l’attention du public sur les droits humains, les droits des femmes et les conséquences de la guerre, etc., en Bolivie, Colombie, Argentine, au Mexique, dans la région des Grands Lacs africains, etc.

Pour l’aider à rejoindre le public, Carrefour peut compter sur les médias. La qualité des liens tissés avec ceux-ci au cours de son histoire, constitue une source de sensibilisation significative pour la solidarité internationale. Des milliers d’interventions médiatiques assurent la diffusion d’une information différente et accroissent la visibilité de Carrefour tout en augmentant l’importance de son réseau dans la région. De plus, le Carrefour information, bulletin mensuel de CTM, continue de porter la bonne nouvelle d’activités de solidarité internationale d’une trentaine d’organismes aux centaines d’abonnés auprès de qui il est distribué.

Ces données historiques ont été tirées du document de Carrefour Tiers-Monde : La passion de la solidarité – Les 35 ans de Carrefour Tiers-Monde, 2004, p. 7-32.